La littérature près de chez vous

ils ont lu, ils ont aimés… Jacquou le Croquant de Eugène Le Roy

Publication Facebook d’un lecteur Valmyvoyou lit

Jacquou le Croquant, Eugène Le Roy, Éditions Marivole, 363 pages

Présentation éditeur :
Fils de métayers, Jacquou doit faire face aux rudes conditions de vie des paysans du XIXe siècle ; sa famille est exploitée par le comte de Nansac. À la suite du meurtre de Laborie, régisseur du château, Martissou, le père de Jacquou, est condamné aux galères où il meurt. Sa mère décède également peu de temps après. Jacquou va alors connaître la faim, le froid, le malheur et la tyrannie du comte de Nansac. Orphelin, il est recueilli par le curé Bonnal qui s’occupe de son éducation.

Jacquou est un garçon plein d’énergie. Il connait parfaitement la nature de son coin de Périgord. Il va devenir un adulte fort, déterminé et séduisant, bien décidé à combattre l’injustice dont sa famille a été victime, il va se venger du comte de Nansac et démontrer qu’un pauvre croquant n’est pas dépourvu ni de courage ni de grandeur.

J’avais une petite appréhension à lire ce livre, au départ, car je ne lis pas beaucoup de classiques, j’avais un peu peur que ce ne soit pas accessible pour moi. Cependant, les commentaires sous ma publication au sujet de Jacquou le Croquant m’ont donné envie de le découvrir. Je suis même devenue impatiente. J’ai été rassurée immédiatement : non seulement, je comprenais ce que je lisais, mais certaines notes en bas de page m’ont facilité la compréhension des termes que je ne connaissais pas.

Jacquou le Croquant m’a fait prendre conscience de l’importance des descriptions dans les classiques. Cette histoire, publiée en 1899, dépeint la vie des Français, à partir de 1815. Ce livre est d’une grande richesse au sujet de la vie de l’époque. Il y a tant de détails sur les façons de vivre et surtout de survivre que cela nous donne l’impression de vivre au 19e siècle. Ce récit est également instructif sur les us et coutumes de ce siècle. Exemple : « La coutume veut que l’emprunteur de pain ne le rende pas de son chef : c’est le prêteur qui doit venir le chercher, faisant semblant d’en avoir besoin. » (Page 28)

Ce roman m’a fait beaucoup réfléchir à la vie de l’époque. Ce que Jacquou était capable de faire à neuf ans, un enfant de notre ère, ne le pourrait pas. Et heureusement car cet enfant a vécu bien des épreuves. J’ai énormément appris sur les souffrances des pauvres, qui étaient sous le joug des nobles, alors que la Révolution Française avait eu lieu.
Eugène Le Roy parle aussi de la place de la religion, des bons prêtres et des autres, des pratiques des hommes d’Eglise.

L’histoire est émouvante. La vie a toujours été difficile pour Jacquou, je me suis attachée à lui, et j’ai souhaité que le destin soit plus clément avec lui. Lorsqu’il est adulte, il a une grande soif de justice. Je l’ai soutenu dans ses désirs de vengeance. Je me suis tellement imprégnée de son histoire que j’ai eu la sensation d’être au XIXeme siècle. Les scènes sont si précises que je les voyais défiler devant mes yeux.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce roman qui est une grande richesse historique, une véritable fresque de la vie rurale, servie par une histoire attachante.

Je remercie sincèrement les Éditions Marivole et Céline Luneau, grâce à qui je découvre des livres formidables vers lesquels je ne serai pas allée de moi-même.

En vente en librairie ou sur bouquine.org

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