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Les jours aux volets clos

Les jours aux volets clos

  • Collection : Terroir Classique
  • Auteur : François BARBEROUSSE
  • 14 x 22.5 cm - 160 pages - noir&blanc
  • 15,20 €

Présentation

Les Jours aux volets clos est le second roman de l’écrivain François Barberousse, publié en 1936 chez Gallimard. Il a été réédité plusieurs fois dans la même année. Ce livre est un des plus beaux tableaux sur la société rurale de la France de l’entre-deux-guerres. Le style est, comme toujours chez Barberousse, d’une extrême qualité. Dans cette société paysanne, rude, entêtée, rythmée par les saisons et les travaux inhérents, propice à une intensité dramatique, on retrouve les mêmes passions farouches, brutales, les non-dits, la jalousie, les ragots… derrière les volets clos, qui ne peuvent s’apaiser en paroles et qui éclatent dans un crime. Le travail, la routine, l’ennui, le désir… et Phonsine tombe dans les bras du charcutier. Mais dans un petit village entre Berry et Sologne, tout se sait… Le peuple que met en scène l’auteur n’est certes pas idyllique, ce n’est pas la paysannerie à la Zola, emportée par un sombre courant romantique. C’est la vie paysanne telle qu’elle était à l’époque. La vraie, dans toute sa dureté, toute sa beauté, avec des personnages vivants dans leur milieu et avec leurs sentiments. Voilà un ouvrage à lire absolument !

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Auteur

Certains comparaient François Barberousse à Céline. Comment se fait-il que cette oeuvre soit inconnue 70 ans après un grand succès à la NRF ? Son troisième roman, Gusse ne fut publié qu’en 2012 et fit redécouvrir à la Sologne et à la France l’un des plus grands écrivains du Cher, à placer aux côtés des Marguerite Audoux, Alain-Fournier ou Maurice Genevoix. Notons que Barberousse est né à Brinon-sur-Sauldre, le village où Genevoix a installé Raboliot, qu’il a croisé la jeune Marguerite Audoux à Neuvy-sur-Barangeon alors qu’elle était en apprentissage chez un tailleur, et que sa maîtresse d’école était la mère d’Alain-Fournier… Barberousse n’a écrit que trois romans et un recueil de nouvelles. Avant-guerre, on parlait de lui pour le Goncourt ; après-guerre, ce résistant décida de renoncer à l’écriture, c’est sans doute ce qui explique qu’il soit oublié ; il est grand temps de le retrouver.

Critique

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