La littérature près de chez vous

La presse en parle

Article paru sur La Nouvelle République « Les derniers titres parus chez Marivole ».

M de Belnave reprit bientôt ses habitudes laborieuses ; et, s’autorisant de la sincérité de son affection pour se dispenser du soin de la manifester, il laissa Marianna se dévorer en silence. Voici l’une des phrases qui marque le déroulement de Marianna, le roman de Jules Sandeau qui vient de paraître aux éditions Marivole de Romorantin. On y découvre des affrontements de sentiments parfois exacerbés jusqu’à l’emphase, exprimés dans une prose parfaitement « littéraire ». On tourne avec Marianna les pages d’un roman de la première moitié du XIXe siècle… Un peu « comme si on y était ». Brigitte Rastoueix-Guinot, dans sa préface, présente l’auteur, Jules Sandeau. « Il sait manier l’humour, épingler avec finesse les travers de ses personnages, jouer habilement avec la caricature, met en relief l’aspect comique des situations. » Elle ajoute : « Bien que les noms de Sandeau et Sand soient étroitement liés, Sandeau n’occupe malheureusement pas une place privilégiée dans la liste des amants de George Sand. » On dit que Marianna est essentiellement un portrait de la George Sand que Sandeau avait rencontrée… Elle a 26 ans, lui 19…
« Pour être admise à prêter serment et pouvoir plaider, Mlle Jeanne Chauvin a prononcé une véritable plaidoirie ». Voici un autre portrait de femme, qu’avait « poussé » Me Guyon, avoué à la cour : « J’ai l’honneur de me présenter pour Mlle Jeanne Chauvin, licenciée en droit, qui demande à être admise à prêter serment. »
Opiniâtreté A peine cette lecture terminée, le procureur général Bertrand requiert énergiquement de déclarer Mlle Jeanne Chauvin « non recevable dans sa demande » et « incapable de prêter serment ». Vieux c.. ! Confrontée au pullulement des préjugés, de grandes études furent nécessaires à Mlle Chauvin pour réussir l’exploit paradoxal d’enfiler la « robe ». Sous la plume de Michèle Dassas (préfacé par Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris), ce roman raconte l’histoire de celle qui prêta enfin serment en 1900, première avocate à plaider en France en 1901 (sous les commentaires railleurs d’une partie de la presse). Elle compte parmi les 5 femmes qui ont réveillé la France avec Élisa Lemonnier (1805-1865), créatrice de la première école supérieure pour les filles, Julie-Victoire Daubié (1824-1874), première bachelière, Madeleine Brès (1842-1921), première médecin et Marthe Simard (1901-1993), la première parlementaire.
Le troisième livre paru aux éditions Marivole de Romorantin est un fameux roman d’aventures signé par Eugène Leroy (1836-1907), républicain et libre penseur. L’histoire de Jacquou le croquant commence en 1815. Suite au meurtre de Laborie, régisseur du château de l’affreux comte de Nansac, le père de Jacquou – Martissou – est condamné aux galères où il meurt peu après. Tout comme sa mère. Jacquou, à 9 ans, est orphelin. Recueilli par le bon curé Bonnal qui assure son éducation, Jacquou deviendra beau et fort. Il finira de manière épique par se venger du comte de Nansac, responsable de la mort de ses parents. Et reprendra son métier de paysan…
Éditions Marivole, zone d’activité du Patureau 2000 – Romorantin-Pruniers. BP 57 – 41200 Romorantin. Tél. 02.54.83.41.41.

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