La littérature près de chez vous

Gérard BARDON

Gérard BARDON est né en 1946 à Paris de parents solognots émigrés dans la capitale. Dès tout jeune, il va tisser des liens forts avec la Sologne à l’occasion de visites fréquentes dans la famille.

Journaliste et auteur régionaliste, Gérard Bardon est profondément ancré dans une  Sologne rurale où il réside souvent dans la maison paternelle de La Chapelle-Montmartin. Les nombreux beaux livres et ouvrages régionalistes qu’il a écrits font qu’il est considéré par beaucoup comme le « chantre de la Sologne », non pas qu’il soit chanteur, mais parce que ses descriptions de la belle région, aux confins du Berry et de l’Orléanais sont souvent empreintes de poésie et que certains de ses textes sonnent telle une véritable ode à la Sologne.

À tout juste 67 ans, Gérard BARDON est un « jeune homme ». Un jeune journaliste, un jeune écrivain et jeune gastronome. Mais il n’est pas né de la dernière pluie !

Un journaliste

Après un second cycle de philosophie, Gérard BARDON s’oriente vers des études de journalisme. Son premier poste sera à l’ORTF dans les années 60. Mais son amour de la Sologne lui fait quitter Paris pour retrouver la terre de ses ancêtres. Il revient au pays dans les années 70. Pour assouvir sa passion pour la littérature, il décide de devenir libraire. Mais sa passion du journalisme le rattrape ; en 1983, il crée un modèle de presse atypique pour l’époque : un journal gratuit d’information. Jusque-là en France tous les journaux d’information sont payants. Une tentative vient d’être faite à Orléans d’un journal gratuit, Les Nouvelles d’Orléans, mais le titre va vite devenir payant. Gérard Bardon a dans l’idée de pousser jusqu’au bout l’initiative des inventeurs de la presse moderne, Émile de Girardin et Moïse Millaud ; ces deux patrons de presse ont eu, au XIXe siècle, une idée pour rendre la presse accessible à tous au-delà du prix payé par le lecteur, ils ont inventé une nouvelle ressource : la publicité. Celle-ci a permis de diminuer d’autant le prix de vente et d’augmenter substantiellement le nombre de lecteurs. Grâce à la pub, même les moins riches ont pu accéder au journal et leur idée a été un formidable outil de démocratisation de la presse. Gérard BARDON veut pousser le modèle jusqu’au bout et rendre la presse gratuite. Le Petit Solognot est né. Accompagné de son confrère Dominique LABARRIERE et rejoint par l’imprimeur Alain OSSANT, ils lancent ce nouveau type de presse. Le Petit Solognot est le plus ancien des journaux d’information en France. D’abord mensuel, il est rapidement devenu « quinzomadaire ».

Ce journal est un OVNI dans le paysage médiatique. Ancré sur les valeurs de la proximité, le Petit Solognot connaît des taux de prise en main deux fois supérieurs à ceux des journaux nationaux. Son taux de pénétration est supérieur à celui de ses concurrents de la PQR. Son tirage est de 50 000 exemplaires, ce qui en fait le premier en région Centre.

Le Petit Solognot a essaimé avec la création de deux titres complémentaires aux marges de ses zones de parution : Le Petit Blaisois et Le Petit Berrichon. Gérard Bardon est toujours, à 67 ans, le rédacteur en chef de ces 3 journaux.

Il se singularise tous les 15 jours avec la signature d’un « billet d’humeur » souvent controversé mais aussi très apprécié dans Le Petit Solognot dans lequel Gérard BARDON entend dénoncer les dérives d’une certaine « pensée unique ».

Un écrivain

Virtuose dans l’art d’écrire, Gérard BARDON a rédigé presque une quarantaine d’ouvrages littéraires. Spécialiste des écrits courts, il excelle dans la nouvelle ou dans le conte. Issu d’une famille où le conte populaire oral était encore présent, il puise son inspiration dans la littérature populaire orale.

Gérard BARDON aime dresser le  tableau de la société paysanne et du petit peuple des braconniers de Sologne. Ses descriptions brillent par leur justesse, il n’est ni complaisant ni infamant. Ses personnages sonnent vrais. Il écrit dans un style noueux, ample et confortable. Certaines nouvelles de Gérard BARDON font penser au désenchantement du «Regain» de Giono. Les livres de BARDON sont une ode au terroir qui revit sous sa plume. On y décèle son attachement à la campagne solognote.

Sa prédilection pour les textes courts a invité son éditeur à lui proposer la publication de beaux livres sur la Sologne et ses traditions dans lesquelles les textes de Gérard BARDON sont associés à de belles photographies.

Sa grande connaissance des traditions populaires lui ont permis de rédiger plusieurs ouvrages sur le folklore, les patois ou encore les vieux métiers, notamment en Sologne, mais également sur l’ensemble des traditions françaises.

En 2013, Gérard BARDON a participé à la création d’une nouvelle marque d’édition qui veut se spécialiser dans le roman et il a enfin rédigé son premier roman : « Le destin d’Amélie ».

Un régionaliste

Gérard BARDON aime raconter les spécificités de la Sologne et des régions voisines. Il connaît les us et coutumes. Par sa plume de journaliste, il porte aussi la conscience régionale d’un territoire que l’ancien régime avait coupé en deux et que la République a découpé en trois. Lorsqu’on dit de Gérard BARDON qu’il est un régionaliste, il faut comprendre qu’il est non seulement un écrivain qui porte un regard particulier sur sa région dans ses descriptions des paysages, des moeurs, des habitudes des gens d’une région. Mais c’est aussi parce qu’il participe depuis 30 ans, d’un point de vue culturel, à la recherche d’une spécificité solognote, entre le Berry et l’Orléanais que ce soit d’un point de vue gastronomie, artistique ou folklorique.

Mais Gérard BARDON a le régionalisme partageux ; en 1992 il a créé l’Almanach Solognot, un périodique annuel qui lui permet de défendre la spécificité solognote et d’exprimer sa passion pour les contes et les nouvelles. Très rapidement, Gérard BARDON va proposer aux auteurs régionalistes de le rejoindre dans une collection qui va couvrir toute la France à travers 44 terroirs. Avec cette collection, Gérard BARDON a ravivé les vieilles traditions, très courues au XIXe  siècle mais tombée peu à peu en désuétude. La collection des Almanachs des terroirs de France offre au lecteur une masse impressionnante d’informations, de légendes et d’histoires collectées par des auteurs régionalistes de tous les terroirs.

Plus d’une centaine d’auteurs participent à cette collection, sous la direction de Gérard BARDON. Les almanachs se vendent chaque année à 180 000 exemplaires ce qui en fait la collection leader en France. Elle est très fréquemment plagiée.

Un gastronome

Gérard BARDON est un fin gastronome ! Il aborde la gastronomie comme la philosophie ou le journalisme : avec exigence et talent. Il est intarissable sur les recettes traditionnelles du Berry et de la Sologne autant que sur les vins de Bordeaux !

Par sa plume et son journal Gérard BARDON a rempli plusieurs centaines de restaurants entre l’Orléanais et le Berry. Pour lui, la gastronomie n’est pas un dogme, mais un plaisir qu’il faut partager entre amis. Si François Villon, le grand poète qui a séjourné à Meung-sur-Loire n’avait été de peu son aîné, Gérard BARDON l’aurait invité dans une  auberge solognote pour converser sur les plaisirs et la bonne chère de la belle région.

Gérard BARDON est l’auteur de 13 livres gastronomiques. Il a aussi dirigé une vaste collection gastronomique avec la collection des « recettes de nos grands-mères », déclinée sur 38 terroirs de France. Cette collection fut la première du genre à rechercher les traditions culinaires régionales à l’échelle de toute la France. Le genre « recettes de grands-mères » a ensuite été largement plagié par les plus grands éditeurs. 30 écrivains ont collaboré à la réalisation de cette collection dont les livres se sont vendus en centaines de milliers d’exemplaires.

Gérard BARDON a la gastronomie au bout de la plume.

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